Messages triés par date pour la requête Sur fil métamorphose. Trier par pertinence Afficher tous les messages
Messages triés par date pour la requête Sur fil métamorphose. Trier par pertinence Afficher tous les messages

17 novembre 2023

L’âge de la parole

Roland Giguère, L'âge de la parole, Montréal, Éditions de l'Hexagone, 1965, 170 p. (Collection Rétrospectives). 

Publié dans la prestigieuse collection « Rétrospectives » de L’Hexagone, L’âge de la parole est un peu plus qu’une rétrospective. Dans la première partie, qui donne son titre au recueil, Giguère (1929-2003) présente 49 poèmes inédits. À ceux-ci s’ajoutent six recueils déjà parus chez Erta : Les nuits abat-jour (1950 - reprise partielle), Midi perdu (1951), Yeux fixes (1951), Les armes blanches (1954), Le défaut des ruines est d’avoir des habitants (1957 - reprise partielle) et Adorable femme des neiges (1959). 

 

L’âge de la parole a eu un tel impact qu’on en est arrivé à lui emprunter son titre pour désigner la période qui va du début des années 50 à celui des années 60. Avec Giguère et sa maison d’édition ERTA (et l’Hexagone), on arrête de répéter les discours tout faits, soufflés par les idéologies dominantes, on s’inspire de ce qui se fait ailleurs et on laisse la parole se déployer librement sur la place publique. Pour qu’un meilleur futur puisse advenir, il faut commencer par le dire. 

 

Giguère fait en quelque sorte le pont entre la Grande Noirceur et la Révolution tranquille. Il ne se contente pas de décrire son mal être, il condamne le monde dans lequel il vit. Il refuse de s’enliser dans le malheur, d’être broyé par « la grande main du bourreau » sans réagir. Il a la certitude qu’une lumière subsiste quelque part à l’horizon, quitte à l’inventer pour qu’elle advienne : « L’âge de la parole – comme on dit l’âge du bronze – se situe, pour moi, dans ces années 1949-1960, au cours desquelles j’écrivais pour nommer, appeler, exorciser, ouvrir, mais appeler surtout. J’appelais. Et à force d’appeler, ce que l’on appelle finit par arriver. C’était l’époque, pas si lointaine, où nous croyions avoir tout à dire puisque tout était à faire et à refaire. » (Dans la préface de l’édition de 1991)

 

Je ne reviendrai pas sur les recueils déjà présentés.  Je vais me contenter de commenter brièvement les 49 poèmes inédits. Ceux-ci sont datés et présentés chronologiquement.

 

Giguère en chansons
On y retrouve le même univers déliquescent rencontré dans les recueils antérieurs, un monde aliénant qu’il s’agit de transformer, ne serait-ce que par l’imaginaire, comme le dit si bien le premier poème daté de 1949 : « je quittai pour toujours / les routes jalonnées de feux morts / pour d’autres routes plus larges / où mon sang confondait le ciel / comme une flèche confond sa cible // je commençai à vivre mieux. » Avancée difficile, il va sans dire : « la vie face aux murs prend figure de défaite / s’il n’y a dans quelque fissure l’apparence d’un espoir / l’espoir de l’amour l’espoir de la liberté / l’espoir qu’un jour nous vivrons tous pour aimer. » Il y a très peu d’éléments qui montrent directement du doigt la société canadienne-française, hormis ce passage : « La blancheur agonisante dans les brancards / les mêmes mots répétés jusqu’à moi et mort / vienne la métamorphose du dernier désir / et un nouveau départ à zéro / pour un pays sans faune ni flore / où habite un peuple sans langue. » L’amour est une des avenues qui aiguille la marche difficile vers l’espoir : « Immense et pâle belle à ravir / quand elle ferme les yeux / ses yeux-ciseaux / pour couper le fil du temps / oublieuse des saisons / et doucement cesser de battre / cesser / ces si beaux jours / ces si belles jarres / et l’eau claire de l’amour versée / dans la mare de boue ». La solidarité en est une autre : « pour chasser le malheur il faut être deux ». Bref, cette poésie témoigne de la lutte entreprise contre « l’ogre odieux » qui avilit les humains, et même si la fin désirée n’apparaît pas toujours clairement, jamais l’espoir ne disparait : « On mangera demain la tête du serpent / le dard et le venin avalés / quel chant nouveau viendra nous charmer ? » 

Par ailleurs, on sent ici et là l’influence surréaliste, un surréalisme qui n’a rien à voir avec celui des années 20 : les associations verbales (Un monde mou), les allitérations (« le sang fuit / le fruit faible »), certaines désarticulations du réel (Rose ovaire) en témoignent. Mais comme le poète l’a dit, le surréalisme chez lui est davantage une philosophie qu’un procédé de création. 

 

Ce recueil s’est mérité le prix France-Québec et le Grand Prix littéraire de la Ville de Montréal. 


Son dernier recueil

Roland Giguère sur Laurentiana

Éditions Erta
Faire naître
Les nuits abat-jour
Yeux fixes
Midi perdu
Images apprivoisées
Les armes blanches
Le défaut des ruines est d’avoir des habitants
Adorable femme des neiges

L’âge de la parole

La main au feu (à venir)

Forêt vierge folle (à venir)
Voix de 8 poètes du Canada

1 janvier 2022

DANS LE DOMAINE PUBLIC AUJOURD’HUI

Au Canada, les œuvres accèdent au domaine public cinquante ans après le décès de l’auteur.trice. L’ACEUM va modifier cette règle : la période doit être prolongée de 20 ans pour faire plaisir aux Américains, mais rien n’a encore été voté au parlement. Une proposition, exigeant des « ayant droit » qu’ils ou elles fassent une demande pour obtenir cette prolongation, sera peut-être ajoutée, ce qui serait une très bonne chose.  

Le plus souvent, ce sont la BAnQ et des sites dédiés aux œuvres du domaine public qui vont les rendre disponibles en ligne. Au Québec, la BEQ et Wikisource sont deux sites qui ont fait ou font beaucoup de travail en ce sens.

En 2022, les personnes abonnées au DP (domaine public) reçoivent un immense cadeau : l’œuvre de Claude Gauvreau. J’ai trouvé trois autres auteurs.trices très mineur.e.s qui accèdent au (et non « tombent dans le ») DP : Albert Pelletier, Henri Deyglun et Laure Berthiaume-Danault.

Sur Wikipedia, on présente leur biographie et une bibliographie de leurs œuvres. On peut aussi consulter le Dictionnaire des auteurs de langue française en Amérique du Nord (Éditions Fides, 1989) et le DOLQ.

Claude Gauvreau (1925-1971)

Il a fallu un certain temps avant que son œuvre soit reconnue, mais aujourd’hui plus personne ne remet en cause l’immense influence de Gauvreau sur le développement de la poésie québécoise.

Gauvreau sur Laurentiana
Beauté Baroque (1952)
Brochuges (1956)
Sur fil métamorphose (1956)
Étal Mixte (1968)

 


Albert Pelletier (1896-1971)

Albert Pelletier, un ardent nationaliste, a fondé les éditions du Totem qui ont publié Un homme et son péché, Les demi-civilisés et Chaque heure a son visage. Il est l’auteur de deux livres de critiques littéraires : Carquois et Égrappages.

Pelletier sur Laurentiana
Carquois (1931)




Henri Deyglun (1903-1971)

Henri Deyglun était aussi un acteur. Son œuvre dramatique est monumentale. Il est le père de l’auteur Serge Deyglun.

Deyglun sur Laurentiana
Les amours d’un communiste (1933)
C’est un mauvais garçon (1944)


 

 

Laure Berthiaume-Denault (1910-1971)

Laure Berthiaume-Denault a écrit deux romans : Marie-Jeanne et Mon sauvage. Elle était aussi peintre.

Berthiaume-Denault sur Laurentiana
Marie-Jeanne (1937)


26 octobre 2018

La poésie des années 50



Je viens de passer 10 mois dans la poésie des années 50. Depuis janvier, j’ai présenté 43 recueils, soit tous ceux que je possède et quelques Ertas qui ont été numérisés. C’est peut-être davantage le bibliophile que le littéraire qui a voulu s’attarder si longtemps sur cette période. Bien sûr il y a Giguère, Gauvreau, Grandbois, Anne Hébert… Mais, surtout, on découvre une nouvelle façon de concevoir un recueil de poésie. Avant, on aurait dit que le poète qui publiait s’empressait de colliger tout ce qu’il avait écrit, au cas où il n’aurait plus l’occasion de publier. Et le lecteur se retrouvait avec des recueils de 150 pages, souvent des fourre-tout indigestes. Avec les années 50 (ou la fin des années 40 pour être plus précis) apparaît la « plaquette » de 30 à 60 pages. Les Ertas et la collection « Les Matinaux » de l’Hexagone ont souvent trente pages ou moins, ce qui donne des recueils avec beaucoup plus d’unité. Et aussi la possibilité de concevoir le recueil comme un objet d’art, aussi bien littérairement et esthétiquement que matériellement parlant. (Je trouve même dommage qu’il n’y ait pas d’éditeurs contemporains (sauf dans l’underground) qui publient des recueils de 30 pages.) Sur la même lancée, il faut souligner le travail d’édition. On ne se contente plus de mettre 100 poèmes entre deux couvertures. Toutes les petites maisons d’édition, souvent éphémères, essaient de trouver un format, une mise en page qui les distinguera des autres… une image de marque, comme on dit aujourd’hui. Et, dans la foulée d’Erta, plusieurs ajoutent des illustrations. Enfin, il y a beaucoup de « compte d’auteur » dans les années 50 et cela aussi, c’est remarquable. Il fallait quand même beaucoup de cran pour mettre sur le marché des livres qui, le plus souvent, ne se vendaient pas et, pire encore, étaient complètement ignorés. 
 
La poésie québécoise des années 50 (liste)
En 2016, j’avais déjà présenté une trentaine de recueils et, à cette occasion, j’avais proposé une liste de la poésie des années 50 (VOIR ICI). Je reprends donc cette liste en y ajoutant des titres et un lien à tous les recueils qu’on retrouve sur Laurentiana.  (mis à jour en mars 2026)

1950

Giguère Roland

Trois pas, Montréal, Erta, s.p.

1950

Giguère Roland

Les nuits abat-jour, Montréal, Erta, s.p.

1950

Giguère Roland & Koenig Théodore

Le poème mobile, Montréal, Erta, 6 p.

1950

Koenig Théodore

Clefs neuves, Montréal, Erta, 46 p.

1950

Koenig Théodore

Décanté, Montréal, Erta, 50 f.

1950

Lasnier Rina

Escales, Trois-Rivières, Le Bien Public, 149 p.

1950

Malouin Reine

Inviolata, poème allégorique, Québec, Le Soleil, 153 p.

1950

Piché Alphonse

Voie d'eau, Montréal, Éd. Fernand Pilon, 56 p.

1950

Vaillancourt Emma

De l'aube au couchant, Québec, s.e., 154 p.

1951

Charpentier Gabriel

Les amitiés errantes, Paris, Seghers, 35 p.

1951

Garneau Sylvain

Objets trouvés, Montréal, Éd. de Malte, 93 p.

1951

Giguère Roland

Midi perdu, Montréal, Erta, s.p.

1951

Giguère Roland

Yeux fixes, Montréal, Erta, 20 p.

1951

Grandmont Éloi de

Premiers secretsMontréal, les Éd. de Malte, 91 p.

1951

Hertel François

Mes naufrages, Paris, Éd. de l'Ermite, 20 p.

1951

Hertel François

Jeux de mer et de soleil, Paris, Éd. de l'Ermite, 29 p.

1951

L’Archevêque-Duguay Jeanne

Dans mon jardin, Montréal, Fides, 254 p.

1951

Larouche Georges

Élans d'Amour, S. l., Collection Boréale, 99 p.

1951

Legris Isabelle

Les ascensions captives, Montréal, Éd. du Mausolée, 77 p.

1951

Trottier Pierre

Le combat contre Tristan, Montréal, Éd. de Malte, 82 p.

1952

Charbonneau Jean

Sur la borne pensive. L'Écrin de Pandore. Poème, Paris, Alphonse Lemerre, 246 p.

1952

Desjardins-Versailles Germaine

Je suis Marie Ou Celle qui vient, Nicolet, Centre marial canadien, 166 p.

1952

Dion-Lévesque Rosaire

Jouets. Poèmes d’inspiration enfantine, Montréal, Chantecler, 72 p.

1952

Dumont Fernand

L'ange du matin, Montréal, Les Éd. de Malte, 79 p

1952

Garneau Sylvain

Les trouble-fête, Montréal, Éd. de Malte, 77 p.

1952

Larouche Georges

Val-Menaud, Jonquière, coll. Boréale, 220 p.

1952

Savard Raymond

Rayons d’espoir, Montréal, Nocturne, 22 p.

1952

Venne Rosario

La chaîne aux anneaux d'or, Montréal, Chanteclerc, 84 p.

1953

Choquette Robert

Suite marine, poème en douze chants, Montréal, Péladeau, 330 p.

1953

Giguère Roland

Images apprivoisées, Montréal, Erta, s.p.

1953

Grandmont Éloi de

PlaisirsPoèmes, Montréal, Chantecler, 30 p.

1953

Hébert Anne

Le tombeau des rois, Québec, s.e., 76 p.

1953

Hénault Gilles

Totems, Montréal, Erta, s.p.

1953

Lapointe Gatien

Jour malaisé, Montréal, s.e., 93 p.

1953

Lemoine Wilfrid

Les pas sur terre, Montréal, Chantecler, 125 p.

1953

Marchand Olivier & Miron Gaston

Deux sangs, Montréal, L’Hexagone, 67 p.

1953

Pilon Jean-Guy

La fiancée du matin, Montréal, Amicitia, 60 p.

1953

Savard Raymond

La nuit des songes, Montréal, Nocturne, 76 p.

1953

Trudeau Claude Bernard

Dans les jardins de la vie et de l'amour, Montréal, Beauchemin, 85 p.

1954

Bessette Gérard

Poèmes intemporels, Monte-Carlo, Regain, 59 p.

1954

Cartier Georges

Hymnes : Isabelle, Montréal, Éd. De Muy, 91 p.

1954

Charpentier Gabriel

Le dit de l’enfant mort, Paris, Seghers, 35 p.

1954

Constantineau Gilles

La pêche très verte, Montréal, s.e., n.p.

1954

Giguère Roland

Les armes blanches, Montréal, Erta, s.p.

1954

Grandmont Éloi de

Dimanches naïfs, Paris, Librairie des lettres, s.p.

1954

Haeffely Claude

La vie reculée, Montréal, Erta, s.p.

1954

Koenig Théodore

Le jardin zoologique écrit en mer, Montréal, Erta, 31 p.

1954

Lavoie Carmen

Saisons de Bohème, Québec, Éd.  Caritas, 122 p.

1954

Mabit Jacqueline

Couleur banlieue, Montréal, CELF, 42 p.

1954

Perrier Luc

Des jours et des jours, Montréal, L’Hexagone, 30 p.

1954

Pilon Jean-Guy

Les cloîtres de l'été, Montréal, L’Hexagone, 30 p.

1955

Boisvert Réginald

Le temps de vivre, Montréal, Cité libre, 44 p.

1955

Boulet Raymond-M

Celle qui n’a rien oublié, Trois-Rivières, Bien public, 125 p.

1955

Cartier Georges

La Mort à vivre, Alines, CELF, 44 p.

1955

Cartier Georges

Laves et neiges, Montréal, Éd. De Muy, 49 f.

1955

Côté Jean

Deux ombres, s.l., s.e., 58 p.

1955

Dor Georges

Éternelles saisons, Trois-Rivières, s.e., 48 p.

1955

Doucet Louis-Joseph

Les aubes mortes, Montréal, s.e., 200 p.

1955

Dussault Jean-Claude

Proses. Suites lyriques, Montréal, Orphée, 119 p.

1955

Filion Jean-Paul

Du centre de l’eau, Montréal, L’Hexagone, 28 p.

1955

Fournier Claude

Les armes à faim, Montréal, s.e., 44 p.

1955

Lapointe Gatien

Otages de la joie. Poèmes, Montréal, Éd. de Muy, 44 p.

1955

Lemoine Wilfrid

Réhabiliter l’homme dans l’amour de son mystère, Montréal, L’Autorité, 127 p.

1955

Ouellette Fernand

Ces anges de sang, Montréal, L’Hexagone, 30 p.

1955

Savard Raymond

Larmes, Montréal, Nocturne, 117 p.

1956

Boucher André-Pierre

Fuites intérieures, Montréal, Orphée, 95 p.

1956

Brien Roger

Vols et plongées, Nicolet, Centre marial canadien, 129 p.

1956

Bujold Françoise

Au catalogue des solitudes, Montréal, Erta, s.p., 20 f.

1956

Carrier Roch

Les jeux incompris, Montréal, Nocturne, 22 p.

1956

Cartier Georges

Obscure navigation du temps – poème autographe, Montréal, Éd. Du Muy, 35 f.

1956

Charpentier Gabriel

Cantate pour une joie, Montréal, Erta, 8 p.

1956

Dor Georges

La mémoire innocente, Montréal, L’Aube, 48 p.

1956

Dussault Jean-Claude

Le jeu des brises, Montréal, Orphée, 51 p.

1956

Fournier Claude

Le ciel fermé, Montréal, L’Hexagone, 44 p.

1956

Gauvreau Claude

Sur fil métamorphoseMontréal, Erta, 55 p.

1956

Gauvreau Claude

Brochuges, Montréal, Éd. de Feu-Antonin, 63 p.

1956

Godbout Jacques

Carton-pâte, Paris, Seghers, 38 p.

1956

Haeffely Claude

Le sommeil et la neige, Montréal, Erta, s.p.

1956

Lasnier Rina

Présence de l'absence, Montréal, L’Hexagone, 67 p.

1956

Murray Simone G.

Clairs obscurs, Monte-Carlo, Regain, 94 p.

1956

Nadeau Monique

Sanglots de rue, Montréal, Nocturne, 74 p.

1956

Pouliot Louise

Portes sur la mer, Montréal, L’Hexagone, s.p.

1956

Vernal François De

Pour toi, Montréal, Éd. du Soir, 46 p.

1957

Beaulieu Maurice

À glaise fendre, Montréal, s.e., 52 p.

1957

Boisseau Albertine G.

Chants d’automne, Beauceville, André Gauvin, 118 p.

1957

Brault Jacques et al.

Trinôme, Montréal, Jean Molinet, 57 p.

1957

Brochu André e al.

Étranges domaines, Montréal, Éd. de la Cascade, 46 p.

1957

D’allaire Aurélien

Le quatrième, Éd. Du Soleil vert, 109 p.

1957

Doucet Louis-Joseph

Arabesques et Fleurs, s.l., Chez l’auteur, 200 p.

1957

Doucet Louis-Joseph

Les intermèdes, Montréal, s.e., 200 p.

1957

Gauthier Paul

Je vous salue Marie, Montréal, Service marial, 137 p.

1957

Gervais Guy

Le froid et le fer, Montréal, Éd. de la Cascade, 30 p.

1957

Giguère Roland

Le défaut des ruines est d’avoir des habitants, Montréal, Erta, 107 p.

1957

Grandbois Alain

L'étoile pourpre, Montréal, L’Hexagone, 79 p.

1957

Groulx Gilles

Poèmes, Montréal, Orphée, 43 p.

1957

Horic Alain

L'aube assassinéeMontréal, Erta, 38 p.

1957

Leclerc Gilles

La chair abolie, Montréal, Éd. de l'Aube, 63 p.

1957

Lévesque Claire

Le pouls de ma vie, Montréal, Albert Lévesque, 44 p.

1957

Major Charbonneau Rolande

Dans mes souliers rouges : poèmes (1950-1957), Montréal, Éd. Clair-flo, 43 p.

1957

Martino Jean-Paul

Osmonde, Montréal, Erta, 51 p.

1957

Mercier-Gouin Olivier

Poèmes et chansons, Montréal, Beauchemin, 1957, 62 p.

1957

Mercure Paul

Les cris, Montréal, Éd. de l'Aube, 62 p. (Pierre Chatillon)

1957

Pelletier Georgette

Plaisir d'amour, Montréal, Nocturne, 60 p.

1957

Pilon Jean-Guy

L'homme et le Jour, Montréal, L’Hexagone, 53 p.

1957

Pouliot André

Modo poulioticoMontréal, Cahier de la file indienne, 43 p.

1957

Préfontaine Yves

BoréalMontréal, Montréal, Orphée, 52 p.

1957

Préfontaine Yves

Les temples effondrés, Montréal, Orphée, 83 p.

1957

Saint-Jacques-Guimont Marie

À la limite des choses, Montréal, Beauchemin, 89 p.

1957

Savard Raymond

Reflets, Montréal, Nocturne, 72 p.

1957

Trottier Pierre

Poèmes de Russie, Montréal, L’Hexagone, 48 p.

1957

Viau Roger

Unis à l’inconnu, Montréal, Nocturne, 68 p.

1958

Aubier Michel

Au grand soleil de l’avenir, Montréal, Beauchemin, 78 p.

1958

Baillargeon Anita

Langage du cœur, Québec, s. e., 80 p.

1958

Beaulieu Maurice

Il fait clair de glaise, Montréal, Orphée, 95 p.

1958

Boucher André-Pierre

Matin sur l’Amérique, Montréal, Orphée, 51 p.

1958

Bujold Françoise

La fille unique, Montréal, Éd. Goglin, s.p., 17 f..

1958

Carrier Roch

Cherche tes mots, cherche tes pas, Montréal, Nocturne, 22 p.

1958

Choquette Gilbert

Au loin l’espoir, Montréal, Chez l’auteur, 49 p.

1958

Dussault Jean-Claude

Sentences d’amour et d’ivresse, Montréal, Orphée, s.p.

1958

Fournier Guy

Terres prochaines, Montréal, Orphée, 79 p.

1958

Gervais Guy

Thermidor, Montréal, Éd. De l’Alicante, 27 f.

1958

Gingras Joseph

Fidélité, Montréal, s.e., 94 p.

1958

Godbout Jacques

Les pavés secsBeauchemin, Montréal, 93 p.

1958

Hamel Louis-Paul

Poèmes, Charlesbourg, Chez l'auteur, 47 p.

1958

Harvey Jean-Charles

La fille du silence, Montréal, Orphée, 127 p.

1958

Lafond Guy

J’ai choisi la mort, Montréal, Éd. du Centre d’essai, 69 p.

1958

Lalonde Michèle

Songe de la fiancée détruite, Montréal, Orphée, 46 p.

1958

Langevin Gilbert et all.

Nouveautés poétiques, Montréal, Atys, 1958, n. p. (24 p.)

1958

Major Jean-René

Les archipels signalés, Montréal, Erta, s.p.

1958

Marceau Alain

À la pointe des yeux, Montréal, L’Hexagone, 30 p.

1958

Marchand Olivier

Crier que je vis, Montréal, L’Hexagone, 32 p.

1958

Michon Guy

Perds-moi encore, Montréal, Nocturne, 53 p.

1958

Ouellette Fernand

Séquences de l’aile, Montréal, L’Hexagone, 33 p.

1958

Pelletier-Spiecker Diane

Les affres du zeste, Montréal, Quartz, 16 f.

1958

Sainte-Marie Kline Micheline

Les poèmes de la sommeillante, Montréal, Éd. Quartz, 48 p.

1958

Taillefer Marie-Estelle

La fille aux yeux d'oiseau, Montréal, Orphée, 55 p.

1958

Van Schendel Michel

Poèmes de l'Amérique étrangère, Montréal, L’Hexagone, 46 p.

1959

Arsenault Guy

L'eau, la montagne et le loup. Petite cosmologie de mes haines. Essais poétiques, Montréal, Éd. Goglin, 104 p.

1959

Boisvert Laurent

Crédo d'un athée, Montréal, Nocturne, 28 p.

1959

Després Ronald

Silences à nourrir de sang, Montréal, Orphée, 140 p.

1959

Dor Georges

Portes closes, Montréal, L’Aube, 44 p.

1959

Drouin Michèle

La duègne accroupie, Montréal, Ed. Quartz, 42 p.

1959

Ferland Réal

Carrousel, Montréal, Nocturne, 37 p.

1959

Giguère Roland

Adorable femme des neiges, Aix-en-Provence, Erta, s.p.

1959

Lalonde Michèle

Geôles, Montréal, Orphée, 41 p.

1959

Langevin Gilbert

À la gueule du jour, Montréal, Atys, 26 p.

1959

Martino Jean-Paul

Objets de la nuit, Montréal, Quartz, 40 p.

1959

Massicote Françoise

Sérénité, Montréal, s.e., 116 p.

1959

Paradis Suzanne

Les Enfants continuels, Chalesbourg, Ateliers Michaud, 68 p.

1959

Robert Guy

Broussailles givrées, s. l., Éd. Goglin, 71 p.

1959

Vigneault Gilles

Étraves, Québec, Éd. de l’Arc, 167 p.