16 novembre 2018

Mon Jacques

Éva Senécal, Mon Jacques, Montréal, Albert Lévesque, 1933, 222 pages.

L’action commence dans un chalet près du lac Orford. Lina Lord fait la connaissance de Jacques Roussel, un musicien d’une quarantaine d’années qui a étudié en Europe et à New York. Leur relation se développe rapidement et ils se marient. De retour à Montréal, après un voyage de noces à New York, leur amour serait on ne peut plus heureux, si ce n’était que Jacques cache un secret qui semble lourd à porter, et qu’il refuse de dévoiler. Il reçoit à quelques reprises des lettres qui semblent le traumatiser. Une enfant naît. Lina questionne sa belle-mère au sujet de son fils : elle lui révèle qu’il a entretenu une relation avec une actrice espagnole, selon elle, dépravée. Pourtant, ce ne semble qu’une partie du secret de Roussel. Lina finit par découvrir le fin fond de l’histoire : son Jacques est marié et son ex-femme le fait en quelque sorte chanter pour qu’il lui revienne. Pour Lina, c’en est trop; dans son esprit, s’il est marié, elle ne peut être que sa maîtresse. Elle fuit avec son enfant chez une tante. Une année passe, ils s’écrivent à quelques reprises, Lina racontant ce qui arrive à l’enfant. Quand celle-ci attrape une pneumonie sévère, Lina avertit Jacques qui arrive juste à temps pour assister au décès. En épilogue, l’auteure nous sert une dernière scène mélodramatique : approchant du lac Orford en taxi, Jeanne — et beaucoup de voyeurs — découvre un homme qui va se noyer, malgré les secours qui sont venus à lui. C’est son Jacques. On comprend que Lina et Jacques se voyaient à l’occasion.

C’est un roman sentimental. Toute l’intrigue consiste à savoir ce que Jacques Roussel, qui est doux, attentionné, a fait de si terrible dans sa vie antérieure. L’auteure révèle le tout au compte-goutte. Dans les 50 dernières pages, Senécal nous offre une fin mélodramatique qui n’était pas nécessaire. A-t-elle voulu ainsi sauvegarder la moralité du couple?

Mais ce roman est plus qu’une histoire sentimentale. Éva Senécal écrit bien, évite les clichés littéraires, sait décrire une action de façon vive et fluide. Et plus encore, elle  nous offre à quelques reprises des tableaux bien tournés sur les lieux évoqués dans l’histoire. C’est le cas pour New York, mais aussi pour les Cantons-de-l’Est.

Extrait
Le lendemain, nous partîmes pour le lac Orford.

Jacques avait chargé les Ledoux de la toilette du Chalet Bleu, afin qu'il soit prêt pour notre arrivée.

Nous quittâmes Montréal après le lunch. Un flot de touristes affluaient déjà sur la grand’route. Pantalons de golf et vestons blancs des sportsmen yankees voisinaient aux stations de gaz, avec la salopette et la vareuse noires du garagiste, devant les Coca Cola, les Chewing Gum et les Oh Boy.

L’asphalte de la route Montréal-Sherbrooke exhalait des senteurs de bitume chauffé. Plus loin, une bouffée d’air odorant venait vers nous des lilas en fleurs.

Après le paysage lisse et les terres basses des rives de l’Yamaska, les dentelures capricieuses et vertes des vallons de l’Est défilèrent sous nos yeux.

Peu à peu, la crête de l’Orford se dessina à l’horizon.

Éva Senécal sur Laurentiana
Mon Jacques

9 novembre 2018

Moisson de souvenirs

Andrée Jarret (pseudo de Cécile Beauregard), Moisson de souvenirs, Montréal, Le Devoir, 1919, 158 pages.

On sait très peu de choses sur Cécile Beauregard. Pourtant, entre 1918 et 1928, elle a publié six livres : Le médaillon fatal (1924), L'expiatrice (1925), Le secret de l'orpheline (1928) et les trois que j'ai blogués (voir ci-dessous). On la perd de vue en 1928. Que lui est-il arrivé? Est-ce l'effondrement des éditions Garand qui l'a obligée à renoncer? C’est un peu ce qui m’a motivé à lire Moisson de souvenirs, de prime abord, une autobiographie. 

Le nom des personnes a été changé, apprend-on dans l’épilogue. C’est facile à comprendre : si on se fie à ce qui est raconté dans Moisson de souvenirs, elle devait être au début de la vingtaine et toutes ces personnes dont elle parle sont bien vivantes. Le récit, jamais daté, commence à la fin du 19e siècle et se termine pendant la première guerre mondiale.  Peu d’événements historiques permettent de nous situer : il y a seulement la guerre et le congrès eucharistique de Montréal en 1910.

L’action se déroule dans quatre lieux : Lowell Mass., Montréal, Maricourt et Saint-Claude dans les Cantons-de-l’Est.

Le récit comprend trois parties : l’enfance, l’adolescence et la jeunesse. 

Son enfance et son adolescence, Marcelle (c’est son nom d’emprunt) les passe dans des couvents dans les Cantons-de-l’Est (Saint-Claude et Maricourt). Pourquoi en ces lieux? Parce que sa famille en est originaire. Là vivent encore ses oncles et ses grands-parents qui veillent sur elle et ses frères et sœurs. Elle est pensionnaire parce que ses parents, eux, vivent à Lowell, Mass. On ne saura rien de cette vie américaine. Et ses parents finissent par déménager à Montréal, alors qu’elle a 12 ans. 

Plus ou moins bonne élève, elle se présente comme une petite fille très sensible, rêveuse, plutôt solitaire. Et il lui faudra un certain temps avant d’apprécier la vie du couvent. On s’étonne toujours de certaines règles qu’on appliquait dans l’éducation des enfants, aussi bien au couvent qu’à la maison : il faut détruire toute forme de vanité, d’amour-propre chez les enfants, quitte à les humilier si nécessaire. Les enfants doivent rentrer dans le rang et surtout, ne pas afficher une personnalité qui le différencie. C’est grâce à Sœur Saint-Blaise, qui a deviné ses dons artistiques, qu’elle finira par s’attacher à sa vie de couventine. 

Bien entendu, devenue adolescente, les soeurs essaieront de l’attirer dans la vie religieuse, ce qu’elle refusera nettement pour une bonne raison : depuis toujours elle est amoureuse de son cousin germain, Jean. Sortie du couvent un peu avant d’avoir obtenu son diplôme, elle demeure chez ses parents, en attendant Jean qu’elle voit rarement. Elle dessine, publie ses dessins dans des revues et aide sa mère à s’occuper de la famille nombreuse. Par moments, elle semble quelque peu dépressive. Jean, qui partage ses sentiments, et qu’elle attend depuis si longtemps, finit par lui faire faux bond : il rentre chez les prêtres. On croit comprendre que c’est la grand-mère toute puissante qui l’a fortement influencé. Et cette même grand-mère va convaincre Marcelle d’entrer chez les sœurs. Fiction tout cela?  

Cette vie de jeune fille, au début du XXe siècle, peut sembler assez convenue. Rien d’extraordinaire n’arrive. C’est le quotidien d’une écolière, parfois en butte contre un professeur ou d’autres écolières. Et il faut bien admettre que le récit traîne souvent en longueur. Pourtant, je me répète, il me semble qu’il y avait une Gabrielle Roy en herbe chez Cécile Beauregard. Et ceci apparaît dans certaines observations qui dénotent beaucoup de finesse, pour une assez jeune auteure.  C’est souvent le cas quand il s’agit de dresser le portrait ou l’état d’âme d’un personnage. Le regard se porte au-delà des apparences et de la psychologie facile.

Deux extraits

« La porte fermée, pour tout de bon, cette fois, Jean tourna sur lui-même et s’enfuit étourdiment. Alors, stupide, j’eus tout à coup l’impression cruelle, profonde, de n’être pas chez moi. L’abandon, l’humiliant oubli, la solitude et la détresse du cœur, toutes les pauvres misères humaines fondirent sur mon petit cœur de huit ans qui n’y entendait rien. Je sentis une chaleur à la figure et les larmes me montaient aux yeux, quand la voix mélodieuse de Jean m’appela :
— Viens jouer Marcelle ! 

***

« Décidément en verve, il demanda ensuite à Lydia, si elle pouvait accompagner Adeste fideles. Sur la réponse négative de la petite qui rougissait, il prit sa place au piano et s’accompagna lui-même. Religieusement, avec une charité grave et tendre, il chanta les belles syllabes latines, laissant se déployer sans entraves, toute la vivante richesse de sa voix à laquelle se mêlaient humblement, les notes veloutées du piano. En tournant le dos, il semblait nous avoir oubliées, et la tête légèrement renversée en arrière, il tenait ses paupières presque closes, comme s’il eût été en face du Tabernacle.
J’avais pu considérer ma sensibilité comme à jamais anéantie, mais, raidie de toutes mes forces contre moi-même, éperdue et avalant des sanglots, je n’en croyais plus rien. Jean m’avait tout rendu. »

À lire sur Wikisource

Andrée Jarret sur Laurentiana
Moisson de souvenirs
Contes d'hier
La dame de Chambly

2 novembre 2018

Contes d’hier

Andrée Jarret (pseudo de Cécile Beauregard), Contes d’hier, Montréal, Daoust et Tremblay, 1918, 158 pages. (Préface de M. M.)

Premier livre de Cécile Beauregard. Encore une fois, ce qui est désigné ici comme « conte » n’est pas vraiment un conte. Ce sont de courts récits qui racontent les espoirs, déceptions, plaisirs d’une jeune fille de l’époque.  À titre de comparaison, on peut penser à Michelle LeNormand dans Autour de la maison (1916).

Le recueil compte 13 récits. Une enfant trop heureuse pense « plus tard, [s]’imposer de grandes pénitences, en [s]e faisant carmélite » (Pourquoi les mamans pleurent); une jeune fille est abandonnée par son amoureux qu’elle a trop fait attendre (Après la faute); une petite fille attend stoïquement la mort (Le secret de Jeannine); une jeune fille hésite entre la vie religieuse et le mariage (Les lilas); une jeune fille rêve (Un beau soir d’été); une jeune fille repousse une demande de mariage pour rester auprès de sa mère malade (La fiancée de Noël); une jeune femme va aider sa cousine en difficulté avec un enfant malade (Pages de journal); des couventines passent une soirée avec leur nouvel aumônier (Les finissantes); un veuf veut confier sa fille de 12 ans à sa belle-sœur (Le voyage blanc); Roberte est une fille malchanceuse en amour (Roberte); une fille découvre que sa mère adoptive veille sur elle et ses amours (Veille de Noël); une jeune femme craint que l’enfant qu’on lui a confié et qu’elle a perdu s’en souvienne un jour (L’infâme); enfin, une jeune fille découvre les joies de la création (Le premier conte).

On ne sait presque rien de Cécile Beauregard. Quel âge avait-elle quand elle a publié ces contes? Une recherche dans les journaux nous apprend qu’elle a habité à Saint-Angèle de Monnoir comté de Rouville (La Presse, 13 février 1922). À la lecture de certains « contes », on se dit que Cécile Beauregard aurait pu devenir une Gabrielle Roy, celle des petits récits familiaux. Tout comme la grande écrivaine, elle peut raconter le quotidien le plus prosaïque et en tirer certaines réflexions pleines de finesse, sans tomber dans une morale étroite, même si la religion est omniprésente. Ceci étant dit, il lui manque une vision  de la vie et de la société qui transcende les petits drames au quotidien.

Extraits
« C’était dans la littérature la transposition d’un art bien féminin ; l’auteur semblait de son aiguille fine et habile tracer sous mes yeux les dessins et les arabesques d’une broderie élégante et harmonieuse. » (M. M. dans la Préface)

« Une nouvelle partie commence qui promet d’être plus chaude : mon beau-frère en est déjà tout crispé. Un paquet de nerfs, cet homme-là. D’une perspicacité insupportable, tenace, beau parleur, avec une voix de tête un peu voilée, pas l’ombre de vanité. Très gentil d’ailleurs, quand il veut bien, car il a de l’esprit, et une finesse fort originale. Intelligent, trop d’imagination, volontiers tyran si on le laisse faire, résultat de ce curieux besoin de posséder l’attention, la sympathie. Le voilà tout entier. Lucien a plus d’un trait de ressemblance avec lui. Même au physique, voyez : avec ses membres frêles, son teint blanc, ses grands yeux glauques, presque gros, qui ont toujours l’air d’avoir été lavés par des larmes récentes. » (p. 152)


26 octobre 2018

10 mois dans la poésie des années 50




Je viens de passer 10 mois dans la poésie des années 50. Depuis janvier, j’ai présenté 43 recueils, soit tous ceux que je possède et quelques Ertas qui ont été numérisés. C’est peut-être davantage le bibliophile que le littéraire qui a voulu s’attarder si longtemps sur cette période. Bien sûr il y a Giguère, Gauvreau, Grandbois, Anne Hébert… Mais, surtout, on découvre une nouvelle façon de concevoir un recueil de poésie. Avant, on aurait dit que le poète qui publiait s’empressait de colliger tout ce qu’il avait écrit, au cas où il n’aurait plus l’occasion de publier. Et le lecteur se retrouvait avec des recueils de 150 pages, souvent des fourre-tout indigestes. Avec les années 50 (ou la fin des années 40 pour être plus précis) apparaît la « plaquette » de 30 à 60 pages. Les Ertas et la collection « Les Matinaux » de l’Hexagone ont souvent trente pages ou moins, ce qui donne des recueils avec beaucoup plus d’unité. Et aussi la possibilité de concevoir le recueil comme un objet d’art, aussi bien littérairement et esthétiquement que matériellement parlant. (Je trouve même dommage qu’il n’y ait pas d’éditeurs contemporains (sauf dans l’underground) qui publient des recueils de 30 pages.) Sur la même lancée, il faut souligner le travail d’édition. On ne se contente plus de mettre 100 poèmes entre deux couvertures. Toutes les petites maisons d’édition, souvent éphémères, essaient de trouver un format, une mise en page qui les distinguera des autres… une image de marque, comme on dit aujourd’hui. Et, dans la foulée d’Erta, plusieurs ajoutent des illustrations. Enfin, il y a beaucoup de « compte d’auteur » dans les années 50 et cela aussi, c’est remarquable. Il fallait quand même beaucoup de cran pour mettre sur le marché des livres qui, le plus souvent, ne se vendaient pas et, pire, étaient complètement ignorés.  


La poésie québécoise des années 50 (liste)
En 2016, j’avais déjà présenté une trentaine de recueils et, à cette occasion, j’avais proposé une liste de la poésie des années 50 (VOIR ICI). Je reprends donc cette liste en y ajoutant un lien à tous les recueils qu’on retrouve sur Laurentiana.
1959
Arsenault Guy
L'Eau, la montagne et le loup. Petite cosmologie de mes haines. Essais poétiques, Montréal, Éd. Goglin, 104 p.
1958
Aubier Michel
Au grand soleil de l’avenir, Montréal, Beauchemin, 78 p.
1958
Baillargeon Anita
Langage du cœur, Québec, s. e., 80 p.
1957
Beaulieu Maurice
À glaise fendre, Montréal, s.e., 52 p.
1958
Beaulieu Maurice
Il fait clair de glaise, Montréal, Orphée, 95 p.
1954
Bessette Gérard
Poèmes intemporels, Monte-Carlo, Regain, 59 p.
1957
Boisseau Albertine G.
Chants d’automne, Beauceville, André Gauvin, 118 p.
1959
Boisvert Laurent
Crédo d'un athée, Montréal, Nocturne, 28 p.
1955
Boivert Réginald
Le Temps de vivre, Montréal, Cité libre, 44 p.
1956
Boucher André-Pierre
Fuites intérieures, Montréal, Orphée, 95 p.
1958
Boucher André-Pierre
Matin sur l’Amérique, Montréal, Orphée, 51 p.
1957
Brault Jacques
Trinôme, Montréal, Jean Molinet, 57 p.
1956
Brien Roger
Vols et plongées, Nicolet, Centre marial canadien, 129 p.
1957
Brochu André
Étranges domaines, Montréal, Éd. de la Cascade, 46 p.
1956
Bujold Françoise
Au catalogue des solitudes, Montréal, Erta, s.p., 20 f.
1958
Bujold Françoise
La Fille unique, Montréal, Éd. Goglin, s.p., 17 f..
1956
Carrier Roch
Les Jeux incompris, Montréal, Nocturne, 22 p.
1958
Carrier Roch
Cherche tes mots, cherche tes pas, Montréal, Nocturne, 22 p.
1954
Cartier Georges
Hymnes : Isabelle, Montréal, Éd. De Muy, 91 p.
1955
Cartier Georges
La Mort à vivre, Alines, CELF, 44 p.
1955
Cartier Georges
Laves et neiges, Montréal, Éd. De Muy, 49 f.
1952
Charbonneau Jean
Sur la Borne pensive. L'Écrin de Pandore. Poème, Paris, Alphonse Lemerre, 246 p.
1951
Charpentier Gabriel
Amitiés errantes, Paris, Seghers, 35 p.
1958
Choquette Gilbert
Au loin l’espoir, Montréal, Chez l’auteur, 49 p.
1953
Choquette Robert
Suite marine, poème en douze chants, Montréal, Péladeau, 330 p.
1954
Constantineau Gilles
La Pêche très verte, Montréal, s.e., n.p.
1955
Côté Jean
Deux ombres, s.l., s.e., 58 p.
1952
Desjardins-Versailles Germaine
Je Suis Marie Ou Celle Qui Vient, Nicolet, Centre marial canadien, 166 p.
1959
Després Ronald
Silences à nourrir de sang, Montréal, Orphée, 140 p.
1950
Deyglun Serge
Né en trompette, Montréal, Éd. de Malte, 62 p.
1952
Dion-Lévesque Rosaire
Jouets. Poèmes d’inspiration enfantine, Montréal, Chantecler, 72 p.
1955
Dor Georges
Éternelles saisons, Trois-Rivières, s.e., 48 p.
1956
Dor Georges
La Mémoire innocente, Montréal, L’Aube, 48 p.
1959
Dor Georges
Portes closes, Montréal, L’Aube, 44 p.
1955
Doucet Louis-Joseph
Les Aubes mortes, Montréal, s.e., 200 p.
1957
Doucet Louis-Joseph
Arabesques et Fleurs, s.l., Chez l’auteur, 200 p.
1957
Doucet Louis-Joseph
Les Intermèdes, Montréal, s.e., 200 p.
1959
Drouin Michèle
La Duègne accroupie, Montréal, Ed. Quartz, 42 p.
1952
Dumont Fernand
L'Ange du matin, Montréal, Les Éd. de Malte, 79 p
1955
Dussault Jean-Claude
Proses. Suites lyriques, Montréal, Orphée, 119 p.
1956
Dussault Jean-Claude
Le Jeu des brises, Montréal, Orphée, 51 p.
1958
Dussault Jean-Claude
Sentences d’amour et d’ivresse, Montréal, Orphée, s.p.
1959
Ferland Réal
Carrousel, Montréal, Nocturne, 37 p.
1955
Filion Jean-Paul
Du centre de l’eau, Montréal, L’Hexagone, 28 p.
1955
Fournier Claude
Les Armes à faim, Montréal, s.e., 44 p.
1956
Fournier Claude
Le Ciel fermé, Montréal, L’Hexagone, 44 p.
1958
Fournier Guy
Terres prochaines, Montréal, Orphée, 79 p.
1951
Garneau Sylvain
Objets trouvés, Montréal, Éd. de Malte, 93 p.
1952
Garneau Sylvain
Les Trouble-fête, Montréal, Éd. de Malte, 77 p.
1956
Gauvreau Claude
Sur fil métamorphose, Montréal, Erta, 55 p.
1956
Gauvreau Claude
Brochuges, Montréal, Éd. de Feu-Antonin, 63 p.
1957
Gervais Guy
Le froid et le fer, Montréal, Éd. de la Cascade, 30 p.
1950
Giguère Roland
Trois pas, Montréal, Erta, s.p.
1950
Giguère Roland
Les Nuits abat-jour, Montréal, Erta, s.p.
1951
Giguère Roland
Midi perdu, Montréal, Erta, s.p.
1951
Giguère Roland
Yeux fixes, Montréal, Erta, 20 p.
1953
Giguère Roland
Images apprivoisées, Montréal, Erta, s.p.
1954
Giguère Roland
Les Armes blanches, Montréal, Erta, s.p.
1957
Giguère Roland
1959
Giguère Roland
Adorable femme des neiges, Aix-en-Provence, Erta, s.p.
1950
Giguère Roland & Koenig Théodore
Le Poème mobile, Montréal, Erta, 6 p.
1958
Gingras Joseph
Fidélité, Montréal, s.e., 94 p.
1956
Godbout Jacques
Carton-pâte, Paris, Seghers, 38 p.
1958
Godbout Jacques
Les Pavés secs, Beauchemin, Montréal, 93 p.
1957
Grandbois Alain
L'Étoile pourpre, Montréal, L’Hexagone, 79 p.
1951
Grandmont Éloi de
Premiers secrets, Montréal, les Éd. de Malte, 91 p.
1953
Grandmont Éloi de
Plaisirs. Poèmes, Montréal, Chantecler, 30 p.
1954
Grandmont Éloi de
Dimanches naïfs, Paris, Librairie des lettres, s.p.
1957
Groulx Gilles
Poèmes, Montréal, Orphée, 43 p.
1954
Haeffely Claude
La Vie reculée, Montréal, Erta, s.p.
1956
Haeffely Claude
Le Sommeil et la neige, Montréal, Erta, s.p.
1958
Hamel Louis-Paul
Poèmes, Charlesbourg, Chez l'auteur, 47 p.
1958
Harvey Jean-Charles
La Fille du silence, Montréal, Orphée, 127 p.
1953
Hébert Anne
Le Tombeau des rois, Québec, s.e., 76 p.
1953
Hénault Gilles
Totems, Montréal, Erta, s.p.
1951
Hertel François
Mes Naufrages, Paris, Éd. de l'Ermite, 20 p.
1951
Hertel François
Jeux de mer et de soleil, Paris, Éd. de l'Ermite, 29 p.
1957
Horic Alain
L'Aube assassinée, Montréal, Erta, 38 p.
1950
Koenig Théodore
Clefs neuves, Montréal, Erta, 46 p.
1950
Koenig Théodore
Décanté, Montréal, Erta, 50 f.
1954
Koenig Théodore
Le Jardin zoologique écrit en mer, Montréal, Erta, 31 p.
1951
L’Archevêque-Duguay Jeanne
Dans mon jardin, Montréal, Fides, 254 p.
1958
Lafond Guy
J’ai choisi la mort, Montréal, Éd. du Centre d’essai, 69 p.
1958
Lalonde Michèle
Songe de la fiancée détruite, Montréal, Orphée, 46 p.
1959
Lalonde Michèle
Geôles, Montréal, Orphée, 41 p.
1959
Langevin Gilbert
À la gueule du jour, Montréal, Atys, 26 p.
1953
Lapointe Gatien
Jour malaisé, Montréal, s.e., 93 p.
1955
Lapointe Gatien
Otages de la joie. Poèmes, Montréal, Éd. de Muy, 44 p.
1951
Larouche Georges
Élans d'Amour, S. l., Collection Boréale, 99 p.
1950
Lasnier Rina
Escales, Trois-Rivières, Le Bien Public, 149 p.
1956
Lasnier Rina
Présence de l'absence, Montréal, L’Hexagone, 67 p.
1954
Lavoie Carmen
Saisons de Bohème, Québec, Éd.  Caritas, 122 p.
1957
Leclerc Gilles
La Chair abolie, Montréal, Éd. de l'Aube, 63 p.
1951
Legris Isabelle
Les Ascensions captives, Montréal, Éd. du Mausolée, 77 p.
1953
Lemoine Wilfrid
Les pas sur terre, Montréal, Chantecler, 125 p.
1955
Lemoine Wilfrid
Réhabiliter l’homme dans l’amour de son mystère, Montréal, L’Autorité, 127 p.
1957
Lévesque Claire
Le pouls de ma vie, Montréal, Albert Lévesque, 44 p.
1957
Major Charbonneau Rolande
Dans mes souliers rouges : poèmes (1950-1957), Montréal, Éd. Clair-flo, 43 p.
1958
Major Jean-René
Les Archipels signalés, Montréal, Erta, s.p.
1950
Malouin Reine
Inviolata, poème allégorique, Québec, Le Soleil, 153 p.
1958
Marceau Alain
À la pointe des yeux, Montréal, L’Hexagone, 30 p.
1958
Marchand Olivier
Crier que je vis, Montréal, L’Hexagone, 32 p.
1953
Marchand Olivier & Miron Gaston
Deux sangs, Montréal, L’Hexagone, 67 p.
1957
Martino Jean-Paul
Osmonde, Montréal, Erta, 51 p.
1959
Martino Jean-Paul
Objets de la nuit, Montréal, Quartz, 40 p.
1959
Massicote Françoise
Sérénité, Montréal, s.e., 116 p.
1957
Mercier-Gouin Olivier
Poèmes et chansons, Montréal, Beauchemin, 1957, 62 p.
1957
Mercure Paul
Les Cris, Montréal, Éd. de l'Aube, 62 p. (Pierre Chatillon)
1958
Michon Guy
Perds-moi encore, Montréal, Nocturne, 53 p.
1956
Murray Simone G.
Clairs obscurs, Monte-Carlo, Regain, 94 p.
1956
Nadeau Monique
Sanglots de rue, Montréal, Nocturne, 74 p.
1955
Ouellette Fernand
Ces anges de sang, Montréal, L’Hexagone, 30 p.
1958
Ouellette Fernand
Séquences de l’aile, Montréal, L’Hexagone, 33 p.
1959
Paradis Suzanne
Les Enfants continuels, Chalesbourg, Ateliers Michaud, 68 p.
1957
Pelletier Georgette
Plaisir d'amour, Montréal, Nocturne, 60 p.
1958
Pelletier-Spiecker Diane
Les affres du zeste, Montréal, Quartz, 16 f.
1954
Perrier Luc
Des jours et des jours, Montréal, L’Hexagone, 30 p.
1950
Piché Alphonse
Voie d'eau, Montréal, Éd. Fernand Pilon, 56 p.
1953
Pilon Jean-Guy
La fiancée du matin, Montréal, Amicitia, 60 p.
1954
Pilon Jean-Guy
Les Cloîtres de l'été, Montréal, L’Hexagone, 30 p.
1957
Pilon Jean-Guy
L'Homme et le Jour, Montréal, L’Hexagone, 53 p.
1957
Pouliot André
Modo pouliotico, Montréal, Cahier de la file indienne, 43 p.
1956
Pouliot Louise
Portes sur la mer, Montréal, L’Hexagone, s.p.
1957
Préfontaine Yves
Boréal, Montréal, Montréal, Orphée, 52 p.
1957
Préfontaine Yves
Les Temples effondrés, Montréal, Orphée, 83 p.
1959
Robert Guy
Broussailles givrées, s. l., Éd. Goglin, 71 p.
1958
Sainte-Marie Kline Micheline
Les Poèmes de la sommeillante, Montréal, Éd. Quartz, 48 p.
1957
Saint-Jacques-Guimont Marie
À la limite des choses, Montréal, Beauchemin, 89 p.
1952
Savard Raymond
Rayons d’espoir, Montréal, Nocturne, 22 p.
1953
Savard Raymond
La Nuit des songes, Montréal, Nocturne, 76 p.
1955
Savard Raymond
Larmes, Montréal, Nocturne, 117 p.
1957
Savard Raymond
Reflets, Montréal, Nocturne, 72 p.
1958
Taillefer Marie-Estelle
La Fille aux yeux d'oiseau, Montréal, Orphée, 55 p.
1951
Trottier Pierre
Le Combat contre Tristan, Montréal, Éd. de Malte, 82 p.
1957
Trottier Pierre
Poèmes de Russie, Montréal, L’Hexagone, 48 p.
1953
Trudeau Claude Bernard
Dans les jardins de la vie et de l'amour, Montréal, Beauchemin, 85 p.
1950
Vaillancourt Emma
De l'aube au couchant, Québec, s.e., 154 p.
1958
Van Schendel Michel
Poèmes de l'Amérique étrangère, Montréal, L’Hexagone, 46 p.
1952
Venne Rosario
La chaîne aux anneaux d'or, Montréal, Chanteclerc, 84 p.
1956
Vernal François De
Pour toi, Montréal, Éd. du Soir, 46 p.
1957
Viau Roger
Unis à l’inconnu, Montréal, Nocturne, 68 p.
1959
Vigneault Gilles
Étraves, Québec, Éd. de l’Arc, 167 p.