22 avril 2016

Madame Elphège Croff (1896-1974)


Marie-Anne Perreault est née à Rivière-Ouelle, le 12 août 1896 et est décédée le 2 février 1974 à Rimouski. L’essentiel de sa vie s’est passé à Price, tout près de Matane.

À l'âge de 17 ans,  elle vient à Price pour enseigner à l'école du village. Elle aurait acquis son diplôme à Saint-Pascal de Kamouraska. Combien d’années dure ce premier séjour à Price? On l’ignore.

Ce qu’on sait, c’est qu’elle a déménagé à Québec puisque dès 1924 elle écrit des articles dans L'Apôtre (revue publiée à Québec de 1924 à 1931) et à partir de 1926, elle signe la rubrique « Foyer » de L’Action catholique sous le pseudonyme de Jeanne Le Franc. Elle tient aussi la page féminine dans L'Écho du Bas Saint-Laurent de Rimouski en 1926. Cette même année et à Québec, elle épouse Elphège Croft (1886-1972) qu’elle avait connu lors de son séjour à Price et qui était veuf depuis 1917. Ils n’auront pas d’enfant. 

Utilisant son nom nom de femme mariée, en le transformant légèrement, elle publie cinq livres. En 1927, elle fait paraître un recueil de ses chroniques : Les heures brèves aux presses de l'Action Sociale. Puis, coup sur coup, elle signe trois romans dans la populaire collection d’Édouard Garand, « Le roman canadien » : L'Enjôleuse (1928), La Petite Maîtresse d'école (1929) et Celle qui revient (1930). On trouve un compte rendu de ces quatre œuvres dans le DOLQ. Enfin, en 1931, elle publie une monographie sur Rivière-Ouelle (Nos ancêtres à l’œuvre à Rivière-Ouelle, Albert Lévesque, 1931), dont des pages sur la pêche aux marsouins, presque disparue à l'époque. Rappelons qu’elle est née à Rivière-Ouelle.

Quand le couple revient-il à Price? On n’en est pas sûr. Selon la tradition orale de l’endroit, elle aurait ouvert une école commerciale sur la rue de la Gare à Price, en 1929. Cette école, L’Institut Croft, ne sera incorporée qu’en 1962 et fermera ses portes en 1967-68, probablement en raison du développement du réseau scolaire public. On sait aussi qu’elle a fondé Le Cercle des fermières de l’endroit en 1939. À son décès, elle a légué des biens à la fabrique, et aussi à ses anciens élèves. Qui a hérité de ses écrits littéraires? On ne le sait pas… jusqu’à maintenant, du moins.

La presque totalité de ces informations est tirée de la revue Le Reflet (Vol. 10 Nos 1 & 2, juin 2001), organe du Comité du patrimoine de Price. Les articles sont signés : Janine Corriveau et Anita Langlois. Monsieur Fabien Boucher nous a transmis ces articles.

(à venir : son roman La petite maîtresse d'école)

Aucun commentaire: