7 mars 2014

Les P`tits livres

Joseph Désilets, Les P`tits livres, Chez l’auteur, Victoriaville, 1934, 80 pages.

Comédie en un acte. La scène se passe au bureau de Grosjean.

Grosjean est le gérant de la Banque du Nord, à Saint-Jérôme. Sa fille, Hermine, fréquente un « poète-musicien » : Roland Lajeunesse. Grosjean n’a que faire de ce gendre qui a toujours la tête dans les nuages : il voudrait que sa fille jette son dévolu sur Paphnuce Pesant, un jeune qui a les deux pieds bien sur terre. Mais Hermine aime Lajeunesse. Pour Grosjean qui déteste la littérature, il n’est pas question que sa fille épouse un artiste qui ne saura pas la faire vivre. Pour essayer de rendre son gendre plus convenable, il lui offre de l’aider à acquérir une manufacture de savon très prospère, ce que Lajeunesse refuse. Grosjean, irrité de ce refus, complote avec Pesant : il veut lui céder la manufacture de savon et sa fille.

Entre-temps arrive un producteur de Montréal à la recherche de scénarios. Il a entre les mains le p’tit livre de Lajeunesse et il offre 50 000$ pour les droits d’auteur. Renversé, Grosjean trouve tout d’un coup bien des qualités à Lajeunesse et il l’implore même d’épouser sa fille. Tout se termine pour le mieux, comme on le devine.

Bien entendu, tout est très convenu : les personnages sont stéréotypés comme il se doit, l’intrigue est grosse et sans surprise et la fin, trop belle pour être vraie. La pièce est en quelque sorte une défense de la littérature contre le pragmatisme et le matérialisme ambiants.



Lettre trouvée dans le livre


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